Technique « ouverte » ou « fermée »

Démystifier le « jargon » médical

Il existe deux approches chirurgicales principalement utilisées en rhinoplastie: l’approche ouverte et l’approche fermée. L’approche fermée est souvent et plus correctement dénommée l’approche endonasale (à l’intérieur du nez).

L’approche ouverte

L’approche ouverte consiste à faire des incisions à l’intérieur des narines ainsi que sur la peau entre les deux narines. La peau est alors soulevée (épluchée) de la pointe et de l’endos du nez. La rhinoplastie est alors effectuée. L’avantage de cette approche est que le squelette (les cartilages et les os) du nez est exposé et directement visible pour le chirurgien. Par exemple, si on doit faire des points de sutures pour remodeler certains cartilages ou les rapprocher, elles seront placées plus facilement. La rhinoplastie ouverte offre également un avantage quand il y a des problèmes complexes à aborder dans le remodelage du nez, par exemple en cas de déformation sévère, ou dans certains cas complexes de révision. Dans de tels cas, le chirurgien pourrait décider qu’une approche ouverte permettrait d’effectuer les changements nécessaires plus facilement.

Il y a quelques inconvénients à utiliser l’approche ouverte. Premièrement, il y a une cicatrice externe. Toutefois, lorsque l’incision est suturée de façon appropriée, cette cicatrice pose rarement un problème. Deuxièmement, certaines structures qui servent à maintenir le soutien de la pointe du nez sont affaiblies parce qu’il y a un plus grand degré de coupure et de manipulation des tissus. Pour s’assurer que la pointe ne « tombe » pas, le chirurgien doit placer une greffe de cartilage prise ailleurs dans le nez. Troisièmement, l’opération prend plus de temps, généralement 3 heures ou plus. Ensuite, l’enflure et les ecchymoses après la chirurgie sont plus importantes et prennent plus de temps à s »estomper. Enfin, alors que le soulèvement de la peau permet au chirurgien de visualiser directement les cartilages et les tissus, il nuit à sa capacité d’évaluer le résultat de toute modification apportée au nez jusqu’à plusieurs mois après la chirurgie lorsque le nez a fini de guérir. Par exemple, lorsque le chirurgien réduit la taille d’un cartilage, il est difficile d’évaluer immédiatement le résultat afin de déterminer si la quantité qui a été retirée est suffisante ou s’il faut en enlever davantage, car le nez est « démantelé ».

L’approche endonasale/fermée

Lorsque l’approche endonasale est utilisée, des incisions sont faites à l’intérieur des narines, et le chirurgien accède aux cartilages et aux os en passant sous la peau, sans l’éplucher. On peut imaginer l’instrument du chrurgien comme étant une souris sous un tapis. Les modifications et les changements sont effectués sous la peau. Le chirurgien est en mesure de voir les structures en regardant à travers les incisions et d’y apporter les modifications nécessaires. De plus, lorsqu’un changement est effectué, il est en mesure de regarder le nez de l’extérieur afin d’évaluer, sur place, l’effet de la modification.

Quelle est la meilleure approche ?

Aucune de ces deux approches n’est intrinsèquement supérieure pour un chirurgien d’expérience. Ce sont tout simplement des approches différentes pour accomplir la même tâche. Ceci dit, la plupart des chirurgiens favorisent l’une des deux approches en raison de leur préférence personnelle et de leur expérience. Toutefois, la différence en ce qui concerne l’enflure, les ecchymoses et le rétablissement est importante et peut influencer la décision de certains patients en ce qui concerne l’approche qu’ils souhaitent et donc, le chirurgien qu’ils choisissent.

Notre approche

La formation du Dr. Samaha inclut l’approche ouverte et endonasale. Il préfère l’approche endonasale pour la grande majorité des rhinopasties qu’il effectue. La capacité de sculpter le nez et voir le résultat immédiatement sur la table d’opération lui permet d’obtenir des résultats esthétiques plus prévisibles. Par ailleurs, ses patients bénéficient d’une période de rétablissement très courte avec très peu d’enflure et d’ecchymoses. L’utilisation de l’approche endonasale, combinée avec une anesthésie locale avec sédation, font partie d’une approche globale peu intrusive qui donne d’excellents résultats avec un minimum d’inconfort et de rétablissement.

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