Rhinoplastie de révision

Quoiqu’il n’existe pas de statistique exacte, le taux de retouches ou de révisions en rhinoplastie est souvent considéré comme étant de 10% en Amérique du Nord, avec un écart de 5% à 25%. Ce pourcentage peut varier énormément d’un chirurgien à un autre.

Qu’est-ce que la rhinoplastie de révision ?

La rhinoplastie de révision signifie qu’une deuxième rhinoplastie doit être effectuée sur quelqu’un qui en a déjà subi une. C’est une opération complètement différente d’une rhinoplastie primaire (initiale, ou pour la première fois). Tout d’abord, l’anatomie complexe des cartilages et des os nasaux a été modifiée et les effets de la guérison et de la cicatrisation ont changé le nez après la première procédure. Deuxièmement, certains tissus peuvent manquer au nez (cartilage, os et tissus mous), car ils ont possiblement été enlevés au cours de la première intervention chirurgicale. Troisièmement, certaines greffes de cartilage ou d’autres matériaux auraient possiblement été placés, lors de cette première chirurgie, dans des zones où elles ne sont pas naturellement présentes dans un nez inopéré. Tous ces facteurs font que le résultat chirurgical d’une rhinoplastie de révision est moins prévisible que celui d’une chirurgie initiale.

À quoi s’attendre lorsqu’on subit une rhinoplastie de révision ?

Il est important que les patients(es) envisageant une rhinoplastie de révision aient des attentes réalistes en ce qui concerne le résultat possible. Même si un bon ou même un excellent résultat est possible, certains changements ne seraient peut-être pas possibles lors d’une procédure de révision comme ils le seraient dans une primaire. Une discussion détaillée avec votre chirurgien est importante pour définir les attentes.

Est-ce que toutes les rhinoplasties de révision sont semblables ?

Toutes les rhinoplasties de révision ne sont pas pareilles et l’ampleur des retouches est très variable. Certaines révisions comportent des petites retouches. Par exemple une bosse qui n’a pas été complètement enlevée et une légère proéminence qui demeure. Une procédure simple pour réduire cette proéminence résiduelle suffirait. Toutefois, une révision complète est souvent necéssaire lorsqu’il y a une déformation esthétique ou un problème fonctionnel (obstruction nasale) important. Ceci est souvent dû à l’enlèvement excessif des tissus au cours d’une première chirurgie trop agressive, ce qui entraîne une perte des structures qui servent de support nasal.

L’objectif d’une rhinoplastie de révision (secondaire)

L’objectif d’une rhinoplastie secondaire devrait être de rétablir une respiration normale et de redonner une apparence aussi naturelle que possible au nez. Souvent, ceci nécessite le remplacement de tissus là où on en a trop enlevés, afin de renforcer les zones de faiblesse, lisser les proéminences bossues ou récupérer une forme naturelle. Ce remplacement de tissu manquant est la partie la plus complexe de la procédure. Le matériel utilisé à cet effet est appelé une greffe.

Les greffes dans la chirurge nasale de révision

Les greffes peuvent être composées des tissus du patient, tel que du cartilage ou de l’os pris d’une autre région du corps du patient, ou de matériel synthétique tel que le Gore-Tex ou la Silicone.

Les tissus du patient

Les tissus du patient ont l’avantage d’être bien « acceptés » lorsqu’ils sont implantés dans le nez. Cela signifie un moindre risque d’infection ou de rejet plus tard. Toutefois, cette greffe, souvent du cartilage, doit être prise ou récoltée à partir d’une autre partie du corps (le site donateur). Les sites donateurs les plus communs pour récolter du cartilage sont la cloison (septum) nasale (le mur à l’intérieur du nez séparant les deux côtés), les oreilles et dans les cas où une grande quantité de cartilage est nécessaire pour une reconstruction complexe, une côte. Cette dernière n’est pas une procédure couramment effectuée dans les pratiques de rhinoplastie.

Il y a certains inconvénients liés à l’emploi de greffes composées des tissus du patient. Premièrement, un temps chirurgical supplémentaire et une plaie additionelle sont nécessaires pour récolter la greffe du site donateur. Deuxièmement, il y a une quantité limitée de cartilage disponible qui puisse être retirée de la cloison nasale ou des oreilles. Troisièmement, un travail plus élaboré et des compétences supplémentaires sont nécessaires pour sculpter la greffe et l’ajuster pour qu’elle s’adapte à un endroit particulier du nez.

Matières synthétiques

Une grande variété de matières synthétiques ont été utilisées dans la chirurgie nasale. Il s’agit notamment de silicone, Gore-Tex, Mersilene et Dacron, entre autres. Certains de ces matériaux sont utilisés dans d’autres endroits du corps avec d’excellents profils de sécurité. Il s’agit notamment du Gore-Tex dans le coeur et les vaisseaux, la Silicone dans le visage et autres régions du corps et de nombreux autres exemples de ce type. Les avantages des matières étrangères sont leur disponibilité illimitée, la facilité d’usage au cours de la chirurgie et la facilité d’insertion.

L’inconvénient principal de l’usage des matières synthétiques comme greffe est qu’elles peuvent devenir infectées et être rejetées. Dans de tels cas, le seul traitement est une chirurgie pour retirer la greffe implantée et des antibiotiques pour traiter l’infection. Par conséquent, le défaut présent initialement, pour lequel la greffe a été utilisée, doit encore être corrigé avec une autre chirurgie. De plus, l’infection aura provoqué une inflammation et d’autres cicatrices qui doivent être surmontées lors de cette chirurgie subséquente. L’infection et le rejet peuvent se produire peu de temps après la chirurgie ou parfois plusieurs années plus tard, comme complication retardée. La deuxième complication potentielle avec les greffes en matière synthétique est le mouvement de l’implant où il a été placé, ce qui provoque une déformation visible. Le pourcentage de ces complications n’a pas été clairement établi. Toutefois, bien que certains chirurgiens utilisent des greffes synthétiques avec de bons résultats, beaucoup de chirurgiens de renommée internationale ont tendance à éviter leur emploi en raison du potentiel important de complications qui peut survenir.

En conclusion

La rhinoplastie, étant une procédure délicate, doit être effectuée par des médecins ayant une grande expérience dans la chirurgie nasale (voir sélection du chirurgien). Cette recommandation est d’autant plus pertinente lorsqu’il s’agit d’une rhinoplastie de révision, en raison de sa complexité. Le patient doit avoir une discussion détaillée et claire avec le chirurgien pour aborder le processus avec des attentes réalistes. Ceci dit, la plupart des problèmes nasaux fonctionnels et/ou esthétiques sont corrigeables avec de bons résultats si la chirurgie est exécutée par un chirurgien expert.

Notre chirurgien

Dr. Samaha possède l’expérience nécessaire pour analyser un nez qui a déjà été opéré. Il déterminera les modifications qui seraient nécessaires pour sa réparation. Enfin, il exécutera ces modifications afin d’obtenir un résultat optimal. Beaucoup de patients consultant Dr. Samaha pour une chirurgie de révision sont référés par d’autres chirurgiens qui font appel à son expertise car cette intervention nécessite des techniques plus avancées. Il utilise les tissus du patient, en général du cartilage, pour remplacer les tissus manquants et rétablir l’esthétique et la respiration. Dr. Samaha n’utilise pas d’implants synthétiques dans le nez à cause des problèmes potentiels mentionnés ci-dessus.

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